Je dis nous, c'est pour François Bayrou et moi ;-) … lectrice/lecteur, ta liberté de conscience et de vote est pleinement respectée ici.

Ce n'est pas une décision si nouvelle. Quand, aux élections, il n'y avait pas de candidat du centre ou écologiste, j'ai dû voter à peu près aussi souvent pour la candidature de droite que pour celle de la gauche, et réciproquement.

Quant à François Bayrou, quand il s'est engagé en politique, c'était dans un Centre démocrate dans l'opposition au gouvernement de droite, et prêt à s'allier à la gauche… à condition que celle-ci rompe avec le totalitarisme et ses alliés français (le PCF), mais François Mitterrand lui a fait faire le choix inverse. Se sont ensuivies trois décennies d'enfermement du Centre dans une coalition dominée par la droite. Cet enfermement se termine.

Une décision banale, un vote comme un autre, et pourtant, un vote dans l'inquiétude.

Parce que c'est la crise, et que le programme PS était aussi délirant que le programme UMP.

Parce que c'est la crise, et que la concentration des pouvoirs à l'Élysée garantit l'aveuglement et l'inefficacité des décideurs.

Sur ces deux sujets, François Hollande a montré, en particulier depuis le premier tour, qu'il était conscient des dangers. Il s'est engagé, verbalement, sur 50 milliards d'économies, sur 100 députés à la proportionnelle, sur des nominations contrôlées par le Parlement, sur un référendum pour abolir le cumul des mandats.

C'est exactement la réponse à nos questions. Ce qui pèse lourd dans la balance.

Mais que valent ces engagements verbaux ? Ceux de François Hollande pèseront-il moins léger que ceux pris en 2007 par Nicolas Sarkozy ?

Cela reste notre inquiétude…

Il faudra un Mouvement Démocrate fort à l'Assemblée Nationale pour assurer que la France prenne le chemin du redressement.