Un ami argenteuillais m’invite à rejoindre la liste de Franck Debeaud, “Ensemble, rassemblés pour Argenteuil” (sic). Occasion de faire le point sur les défis à surmonter par notre ville et notre société.

Je me sens dans un monde parallèle à celui de cette campagne municipale ! Mais avec toute mon amitié pour Franck, pas question de rejoindre un soutien d’Éric Zemmour. Je le lui ai expliqué. S’en prendre au nom des gens est une ignominie.

— Chacun voit l’ignominie à sa porte… A part Franck, j’ai l’impression moi d’être dans un jour sans fin. Doucet, Bougeard et Mothron auraient réédité leurs tracts de 20 ans en arrière, personne n’aurait rien vu… Le déni des réalités… ou l’idéologie mortifère… Résultat en mars. En tant que Français, je refuse le déclin de mon pays et l’importation de mœurs qui ne sont pas miennes. Si la gauche considère que c’est d’extrême-droite, moi c’est l’instinct de survie…

Je crois qu’imaginer la France menacée par l’existence de l’islam est un fantasme très peu fondé.

Nous affrontons des défis beaucoup plus déstabilisants :

  • la concentration de la production en Chine,
  • la concentration des données et des programmes aux États-Unis,
  • le changement climatique et son accélération,
  • la dissolution de l’ordre international…

Chacun des 4 met au défi la société française : arrivera-t-elle à continuer, à garder son identité toit en se renouvelant – si on ne produit plus, si Trump peut interrompre à tout instant le fonctionnement de nos systèmes, si nos écosystèmes brûlent ou sont parasités, si notre attractivité culturelle ou touristique se perd entre frontières fermées et réseaux coupés ?

L’obsession de quelques médias (et des partis les plus à droite) pour trois burkinis ou deux abayas me semble un geste d’autruche tête dans le sable.

Je ne trouve pas pour autant le gouvernement actuel, la droite classique ou les gauches très efficaces sur ce qui me semblent être les plus grands dangers !

— Bien, on est au moins OK sur 1 point : les défis à affronter. Mais c’est plus difficile à les relever sans cohésion sociale et culturelle… Enfin c’est mon point de vue…

C’est aussi le mien ; je crois que la cohésion se construit par la rencontre et le dialogue, et que la méfiance entre « communautés » est le pire poison pour la cohésion nationale.

Ce en quoi je suis très « Jean Lassalle » ! Dans mon entreprise, nous collaborons entre « gaulois » et Marocains ou Colombiens, athées d’évidence et religieux très très observants, autour de points communs : le foot, le jeu vidéo, l’IA…

Évidemment c’est plus facile dans une équipe qui se développe, sur un secteur d’activité en pleine expansion. Là où c’est la récession, où il y a peu de perspectives, la recherche de boucs émissaires devient une tentation. Tentation hélas suicidaire pour la société dans son ensemble, à mon avis !